Tous appelés à être citoyens des cieux – prédication

Re-bonjour à tous !

Je vous prie tout d’abord de m’excuser pour une si longue absence. Moult choses ont occupé mon esprit durant cet été et j’ai dès lors manqué de temps pour continuer à produire des ressources pour le blog.

Me voici donc de retour avec une nouvelle série (menu) dans laquelle je partagerai avec vous des prédications que j’ai reçu la grâce d’écrire et prêcher lors de mes temps de service pour notre Seigneur dans l’église de Marcinelle en Belgique.

J’espère que ces prédications pourront vous encourager en notre Seigneur et vous rapprocher de notre Sauveur !  Lire la suite

Test : Êtes-vous « arminien » sans même le savoir ?

Avant de vous lancer dans votre lecture, je vous invite à lire cet appel à l’amour, à l’unité et au respect des options théologiques des uns et des autres : Calvin/Arminius a-t-il été crucifié pour vous ?

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Au fil des siècles, certains calvinistes ont diffamé avec tant de succès l’arminianisme, position théologique tentant de faire sens des divers énoncés bibliques au même titre que le calvinisme, que les chrétiens qui relèvent de la théologie arminienne ont presque peur de se déclarer comme tels. Cela est vrai, et ce même si l’arminianisme nous semble être dans les faits la position théologique par défaut de la majorité de la chrétienté protestante aujourd’hui ; du reste, la plupart des chrétiens sont arminiens sans même le savoir, et quand ils sont confrontés à la question, ils nient parfois l’être sans réellement connaître les positions arminiennes. En fait, l’arminianisme est si répandu que même les églises calvinistes qui sont plus calvinistes que le cher Jean Calvin lui-même sont remplies d’arminiens. Il est alors hautement ironique que les chrétiens redoutent de dire qu’ils sont arminiens lors que c’est là la position qui nous semble le mieux refléter la richesse des témoignages bibliques et la foi des premières communautés chrétiennes. Lire la suite

4 covers/réponses chrétiennes à « Take me to church » de Hozier

Pas toujours facile d’être chrétien dans ce 21e siècle qui questionne une à une les valeurs découlant de la Parole de Dieu et de la Vérité qu’est Dieu lui-même. Le fait est que nous sommes littéralement encerclés et harcelés par une armada de pensées et options théologiques et éthiques contraires sur une base journalière, et ce par différents biais dont les médias. À ce titre, une chanson a fait et continue à faire fureur : « Take me to church » de Hozier. On l’entend à répétition et l’air de la chanson, puissant, laisse rarement indifférent. Ce qui est d’autant plus rageant, car les paroles de cette dernière s’élèvent contre le caractère de Dieu et de sa révélation. Lire la suite

Calvin/Arminius a-t-il été crucifié pour vous ?

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Ah les corinthiens… Église primitive emblématique à propos desquels nous détenons deux lettres leur étant adressées par Paul dans le corpus biblique ! À en lire ce qu’en dit Paul, ça devait être une « sacrée » église, dont la complexité de la situation devrait laisser songeur tout chrétien encore aujourd’hui. Cependant ce n’est pas des corinthiens de Paul dont je veux parler aujourd’hui : je désire parler des corinthiens des temps modernes. De corinthiens modernes qui, « comblés de parole et de connaissance, sont solidement ancrés dans le témoignage du Christ. » (1 Co 1, 5-6) et qui, comme leurs ancêtres, ont développé une maladie tout à fait particulière pouvant résulter d’une église comblée de parole et de connaissance : la « faction-nite« . Lire la suite

Approche théologique et philosophique catholique du couple par Philippe Cormier

Le Jardin des délices de Jérôme Bosch, 1503-4 (image en bannière ci-dessus).

Dans la présente approche de la famille, du couple tirée du livre « Les irréguliers de l’Amour »[1], Philippe Cormier nous livre une analyse aussi rigoureuse que limpide sur sa position catholique vis-à-vis de la famille et du couple, mais aussi, corollairement, de l’homosexualité. Nous esquisserons brièvement ici son chapitre 3 nommé « D’une loi naturelle » où ces sujets sont les plus traités. Encore une fois, ce texte s’inscrit en droite ligne de notre avant-dernier article et pourrait être pensé comme son complément philosophique : Éclairages chrétiens (surtout) et juifs anciens et modernes sur l’homosexualité.

Pour ce faire, l’auteur commence tout d’abord par poser une question à laquelle son chapitre tentera en réalité de répondre : « La nouvelle civilisation remet-elle fondamentalement en question la nature humaine [2]? » Le fait est que, selon P. Cormier, les notions de loi naturelle – il existe une nature objective que l’on ne peut réduire à la culture – et de nature humaine – l’Homme n’est pas que « naturel », mais est aussi être de culture, soumis à des injonctions éthiques et spirituelles –  sont essentielles pour aborder les questions du mariage et de la vie sexuelle. Lire la suite

Une théologie biblique du couple selon Eric Fuchs

Lucas Cranach l’Ancien, Le Paradis, 1450 (image en bannière ci-dessus).

Le théologien protestant Éric Fuchs entreprend, dans son livre « Le désir et la tendresse »[1], de dresser une « théologie biblique de la sexualité » au chapitre 3 : « Chapitre 3. L’homme et la femme à l’image de Dieu. Une théologie biblique de la sexualité » dont la qualité nous pousse à vous partager sur ce blog la substantifique moelle de son développement théologique. Nul doute que l’un ou l’autre, selon ses sensibilités théologiques, trouvera des choses à redire, néanmoins nous pensons que le raisonnement du théologien suisse est assez riche que pour intéresser tout qui désire approfondir cette thématique. En fait, ce texte s’inscrit en droite ligne de notre dernier article et pourrait être pensé comme son complément biblique : Éclairages chrétiens (surtout) et juifs anciens et modernes sur l’homosexualitéLire la suite

Éclairages chrétiens (surtout) et juifs anciens et modernes sur l’homosexualité

[La destruction de] « Sodome et Gomorrhe » par John Martin, 1852 (image en bannière ci-dessus)

Il convient d’accompagner cet article de quelques mots d’avertissement. Le but de ce travail est de démontrer combien, dans le débat sur l’homosexualité dans le cadre de l’église, l’argument de la culture, utilisé par ceux qui sont « pour », ne tient tout simplement pas en présentant des éclairages « contre » regroupés en trois dossiers allant du 2e siècle av. J.-C. jusqu’à nos jours : intertestamentaire (majoritairement juifs), patristique et théologique moderne et contemporain (Luther, Calvin, les théologiens protestants majeurs du 20e siècle, synode des évêques catholiques, etc. – nous pourrions constituer un dossier pour le moyen-âge dans le futur). Le choix de ces périodes et de ces textes provient de notre volonté d’apporter un éclairage nouveau sur la question. En effet, tout le monde connaît d’ores et déjà les textes bibliques traitant directement du sujet et sait que, du reste, la Bible entière est « hétérosexuée » de la Genèse à l’Apocalypse (même les relations de Dieu avec l’homme et de Christ avec l’Église sont décrites exclusivement en termes hétérosexués – l’on trouvera également sur ce blog des défenses biblique et théologico-philosophique pour soutenir le présent article). Un autre de nos buts, souhaits est que cet article soit utilisé à l’avenir par les chrétiens et les églises afin de défendre leurs positions « contre », seule position tenable pour un véritable chrétien né de nouveau, par rapport à l’homosexualité encore plus efficacement, éclairages historiques multiples et variés à l’appui. Lire la suite

L’art d’avoir toujours raison – La tactique du « Oui, mais… »

hals-jeune-homme-tenant-un-crane-vanite-1626-28Jeune homme tenant un crâne (vanité) (1626-28). Huile sur toile de Frans Hals

En guise de mise en bouche, nous vous prions de lire ces quelques mots d’Arthur Schopenhauer qui résumeront fort bien notre propos :
[…] si nous étions foncièrement honnêtes, nous ne chercherions, dans tout débat, qu’à faire surgir la vérité, sans nous soucier de savoir si elle est conforme à l’opinion que nous avions d’abord défendue ou à celle de l’adversaire […]. La vanité innée, particulièrement irritable en ce qui concerne les facultés intellectuelles, ne veut pas accepter que notre affirmation se révèle fausse, ni que celle de l’adversaire soit juste. […] chez la plupart des hommes, la vanité innée s’accompagne d’un besoin de bavardage et d’une malhonnêteté innée. Ils parlent avant d’avoir réfléchi, et même s’ils se rendent compte après coup que leur affirmation est fausse et qu’ils ont tort, il faut que les apparences prouvent le contraire. Leur intérêt pour la vérité, qui doit sans doute être généralement l’unique motif les guidant lors de l’affirmation d’une thèse supposée vraie, s’efface complètement devant les intérêts de leur vanité : le vrai doit paraître faux et le faux vrai.

Schopenhauer, A., L’art d’avoir toujours raison, Paris, Mille et une nuits, 2003, p. 3-4.

Ah ! L’homme est un être étant passé maître dans l’art d’avoir toujours raison, et ce depuis la nuit des temps ! À ce propos, la tactique consistant à rétorquer impudemment « oui, mais… » désarme malheureusement nombre de personnes
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