Jérémie était pro-babylonien, serait-il pro-israélien aujourd’hui ?

Notre Père, garde-nous de l’israélomanie !

Quelle ne fut pas ma stupeur quand je vis, trônant au milieu d’une « marche pour Jésus », un immense drapeau israélien qui surpassait par sa taille tous les autres drapeaux portant un « Jésus » dessus. Mon cœur se balançait alors entre l’indignation et le désespoir. Je n’arrivai pas à le croire… Mais, le fait est que ce que nous appellerons l’ « israélomanie » (fou d’Israël, « manie » renvoyant à la folie en grec) est un fléau bien réel et à propos duquel tout qui se revendique du Christ se doit de réfléchir et agir. En effet, une opinion politique nationaliste de la sorte est souvent néfaste et conduit ces derniers au rejet de l’autre en tant qu’être humain empreint d’une dignité inaltérable (nommément le Palestinien qui est diabolisé, alors qu’il est imago Dei !) voire à la négation claire et nette de ses droits les plus fondamentaux (p.e. possession d’un territoire). Albert Schweitzer était juste lorsqu’il disait : « Qu’est-ce que le nationalisme ? C’est un patriotisme qui a perdu sa noblesse et qui est au patriotisme noble et raisonnable, ce que l’idée fixe est à la conviction normale. »

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L’Israël selon Dieu et l’Israël selon les hommes (cf. l’épître aux Galates)

L’israélomanie, comme nombre de fléaux, part souvent d’un bon sentiment qui pourrait se résumer par cette infernale équation se voulant biblique : 1. Dieu aime le peuple juif. 2. Celui-ci est retourné sur sa terre en 1948 et a créé l’État d’Israël. 3. C’est que Dieu l’a permis et approuve cela, j’aime et soutiens cet État d’Israël. Or, si les tenants de ce raisonnement étaient réellement conséquents avec la Bible, il verrait très vite que cette dernière n’admet pas un tel raccourci.

En effet, une distinction tout à fait primordiale est à faire ici entre l’Israël selon Dieu et l’Israël selon les hommes. L’Israël recréé en 1948 l’a été non pas par des juifs craignant Dieu et désirant remettre en place un Israël selon Dieu, mais bien par des athées, des sionistes rêvant d’une terre juive où le juif athée pourrait vivre avec le juif confessant dans un Israël selon les hommes. Et, même si cet état l’avait été par des juifs craignant Dieu, Israël n’aurait pas automatiquement été un Israël selon Dieu. En effet, dans Galates, Paul en parle pour conclure sa lettre : « Paix et miséricorde sur tous ceux qui suivront cette règle, et sur l’Israël de Dieu ! (Gal 6, 16) ». Il a ici en vue les croyants en Jésus-Christ, les fils de la promesse, les vrais enfants d’Abraham : « Et si vous appartenez au Christ, c’est donc que vous êtes le sperme/la semence/descendance d’Abraham ; selon la promesse, vous êtes héritiers. (Gal 3, 29). » Et : « Reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d’Abraham. (Gal 3, 7). » (voir aussi : Gal 4, 22 et s. ; 3, 16 ; Mc 3, 9 ; Lc 3, 8 ; Jn 8, 39-44 [Ils lui répondirent: Notre père, c’est Abraham. Jésus leur dit: Si vous étiez enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham. ; Ro 9, 7-8 [et bien qu’ils soient la postérité d’Abraham, ils ne sont pas tous ses enfants ; mais il est dit : En Isaac sera nommée pour toi une postérité, c’est-à-dire que ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais ce sont les enfants de la promesse qui sont regardés comme la postérité.]). Si nous sommes donc rattachés à l’olivier franc, il ne faut pas comprendre « au peuple juif », non, ils en sont tombés, car l’olivier franc, c’est le Christ, lui-même nous rattachant à la souche l’ayant enfanté : Abraham à qui toutes les promesses ont été faites. In fine, quoique l’on puisse penser de l’entreprise de la création d’Israël, Dieu n’était pas consulté dans celle-ci et en est toujours écarté aujourd’hui.

Theodor Herzl, l’un des premiers à mettre en place l’idée d’un État autonome juif et « père fondateur » par excellence herz-2-195x110de l’Israël moderne, se rendit vite compte de la difficulté de la création d’un tel état. Outre la disparité du « peuple juif » (différents types de foi, langue, tendance politique…), il fallait compter aussi avec les populations arabes autochtones déjà soumises au joug britannique et qui n’accepteraient que très difficilement un joug israélite. Mais dans son projet utopique, Theodor Herzl désirait donner une place à part entière et des droits égaux aux populations arabes ; point de discrimination donc pour les arabes israéliens (constituant plus ou moins 25% de la population actuellement). Ce qui est toujours le cas aujourd’hui, du moins sur papier.

Finalement, la démocratie parlementaire d’Israël fut créée dans la douleur et le sang en 1948 et continue d’exister jusqu’à aujourd’hui tant bien que mal.

Quand Dieu permet, cela ne veut pas dire qu’il approuve

Tant bien que mal, car le mal est bien présent en Israël. À l’instar de tout état, Israël est pécheur, mauvais et recherche son propre intérêt. Corruption, abus, guerre, assassinat et autres sont commandités en son nom chaque jour. Des gens souffrent et sont injustement traités. Celui qui porte un drapeau israélien s’associe, espérons-le par ignorance, au péché quotidien de cet état pécheur où le mal règne et où Christ, en les personnes de ceux qui croient en lui, est persécuté (voir : https://www.youtube.com/watch?v=3qBXoy_vIfU ou encore : http://www.dailymotion.com/video/x7vso8_persecutions-des-messianiques-en-is_news). Inutile de dire que l’on est très loin du peuple d’Israël selon Dieu tel que décrit dans la Bible où toute décision se faisait dans la prière et où le but était de plaire à Dieu (p.e. globalement sous David).

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J’arrive déjà à l’acmé de ma réflexion : « Quand Dieu permet, cela ne veut pas dire qu’il approuve. »

Et c’est peu dire, car si Dieu a permis la création d’Israël, il aime autant le Palestinien que le juif, en fait, il est même mort pour les deux. Or, quand l’un persécute l’autre au nom de la pérennité de son état et lui refuse le droit à l’existence, à la vie, don de Dieu, il y a un problème tout à fait fondamental qui se pose.

« Mais », pourrait me dire le plus extrémiste, « la terre d’Israël appartient au peuple juif, les Palestiniens doivent la quitter et la rendre ». Rien n’est moins sûr puisque la condition de maintien de l’Israël selon Dieu était la foi ! Les promesses de Dieu sont souvent conditionnelles. Dans ce cas-ci, Exode nous le démontre très bien :

« Maintenant, si vous écoutez ma voix, et si vous gardez mon alliance, vous m’appartiendrez entre tous les peuples, car toute la terre est à moi (Ex 19, 5). »

Ou encore, plus clair, le Lévitique :

« 24 Ne vous souillez par aucune de ces choses, car c’est par toutes ces choses que se sont souillées les nations que je vais chasser devant vous. 25 Le pays en a été souillé; je punirai son iniquité, et le pays rejettera ses habitants. 26 Vous observerez donc mes lois et mes ordonnances, et vous ne commettrez aucune de ces abominations, ni l’indigène, ni l’étranger qui séjourne au milieu de vous. 27 Car ce sont là toutes les abominations qu’ont commises les hommes du pays, qui y ont été avant vous ; et le pays en a été souillé. 28 Prenez garde que le pays ne vous rejette, si vous le souillez, comme il aura rejeté les nations qui y étaient avant vous. 29 Car tous ceux qui commettront l’une de ces abominations seront retranchés du milieu de leur peuple. 30 Vous observerez mes commandements, et vous ne pratiquerez aucun des usages abominables qui se pratiquaient avant vous, vous ne vous en souillerez pas. Je suis l’Éternel, votre Dieu (Lev 18, 24-30 NEG). »

(Voir également d’autres passages comme Es 1, 19 et suivants ; Jer 4, 1 ; Jer 31, 36 ; etc).

Or, si la foi en Dieu et le respect de sa Loi, concernant tant l’éthique que la foi, est la condition sine qua non pour l’obtention et la conservation de la terre d’Israël, il est certain que l’Israël d’aujourd’hui, un Israël selon les hommes, n’a absolument aucun droit sur la terre qu’il occupe. D’ailleurs, quel état aurait réellement « droit » à sa terre ? Aucun. Et encore moins Israël eu égard à la « sainte vocation » qui lui est spécifique ; Dieu a néanmoins permis ce retour en 1948, et ce même s’il était orchestré par des juifs athées (cela rappelle que Cyrus a été utilisé comme un messie à sa manière, consciemment ou non, par Dieu et pour son plan). Le fait que cela soit advenu dans nos générations doit donc nous faire réfléchir sur la fidélité de Dieu (et ce même envers l’Israël « charnel ») et sa souveraineté dans le gouvernement des affaires mondiales (aussi corrompues soient-elles) mais aussi sur le rôle que ce nouvel Israël serait supposé jouer dans ce monde. Mais il faudrait en dire beaucoup plus…

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D’ailleurs, lors de l’imminence de la déportation babylonienne, le prophète Jérémie, face à un peuple d’Israël désobéissant et rejetant Dieu, était, au grand dam des israélites, pro-babylonien ! Et ce, alors que tout le peuple était pro-état d’Israël. Aujourd’hui, il ne serait pas non plus pro-israélien, mais peut-être serait-il pro-palestinien, non pas qu’il soutiendrait l’état palestinien et ses nombreux péchés, mais il mettrait plutôt en avant son droit à l’existence étant donné que l’Israël de son temps, comme celui d’aujourd’hui, est un état dévoyé. Oui, Jérémie choquerait sans conteste les israélomanes d’aujourd’hui en affirmant que Babylone comme la Palestine a le droit à l’existence comme une écharde dans le pied d’Israël, lui rappelant qu’il n’est pas l’Israël de Dieu, mais un Israël selon les hommes provoquant disputes et divisions plutôt que paix et réunion comme il était appelé à le faire quand Dieu lui demandait d’être une « lumière pour les nations ». Jérémie rappellerait que même relativement à un état portant le nom hautement symbolique d’Israël, il nous faut avoir une attitude mesurée et nuancée. Dans la mesure où le mal y est commis impunément, la terre qu’il occupe peut lui être reprise à tout moment : « Certainement mon peuple est fou, il ne me connaît pas; Ce sont des enfants insensés, dépourvus d’intelligence ; Ils sont habiles pour faire le mal, mais ils ne savent pas faire le bien. (Jer 4, 22). » Ou encore : « 30 Oui, depuis leur enfance les Israélites et les Judéens n’ont fait que ce que je réprouve; les Israélites n’ont fait que m’offenser par leurs pratiques.31 Cette ville a provoqué ma colère, ma fureur, depuis sa fondation jusqu’à ce jour: je dois l’écarter de ma présence,32 à cause de tout le mal que les Israélites et les Judéens ont commis; ils m’ont offensé, eux, leurs rois, leurs ministres, leurs prêtres, leurs prophètes, les hommes de Juda et les habitants de Jérusalem. (Jer 32, 30-32). »

Les chrétiens, peuple de Dieu sans terre et en route vers la céleste, bénéficiaires d’une alliance meilleure et du sacrifice pleinement efficace du Christ, se doivent de proclamer l’incroyable richesse de la nouvelle alliance aux israélomanes, aux juifs ainsi qu’aux palestiniens :

« 9 Non comme l’alliance que je traitai avec leurs pères, le jour où je les saisis par la main pour les faire sortir du pays d’Égypte ; car ils n’ont pas persévéré dans mon alliance, et moi non plus je ne me suis pas soucié d’eux, dit le Seigneur. 10 Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, après ces jours -là, dit le Seigneur : je mettrai mes lois dans leur esprit, je les écrirai dans leur cœur ; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. 11 Personne n’enseignera plus son concitoyen, ni personne son frère, en disant : connais le Seigneur ! Car tous me connaîtront, depuis le plus petit jusqu’au plus grand d’entre eux ; 12 parce que je pardonnerai leurs iniquités, et que je ne me souviendrai plus de leurs péchés. 13 En disant: une alliance nouvelle, il a déclaré ancienne la première ; or, ce qui est ancien, ce qui a vieilli, est près de disparaître. (Heb 8:9-13 NEG) ». Contre toutes ces tendances fallacieuses qui parlent maintenant d’un « Premier » Testament… Tentant ainsi de se regimber contre l’aiguillon qu’est le Christ.

Le peuple juif n’a pas cessé pour autant d’être le « peuple de Dieu » en tant que peuple qui rejette le Christ journellement, tombé de l’olivier franc qu’est le Christ, descendance charnelle/Israël charnel (et non spirituel car ce sont les croyants en Jésus qui sont l’Israël de Dieu – voir à ce sujet tous les passages bibliques au début de l’article), bénéficiaire de promesses, mais non vraiment en tant que nation terrestre comme nous avons pu le voir.

A ce stade, est-il seulement nécessaire de rappeler notre amour débordant pour le peuple juif (et ce, en actes concrets, pas seulement en paroles) et notre reconnaissance des quelques bons actes évidents posés par l’état d’Israël depuis 1948 ? Cela serait superflu et ça n’est d’ailleurs pas le sujet ici (le sujet ici étant une disputatio théologique contre ceux étant tombés dans l’israélomanie ; ce qui est condamnable). Je rajouterai également un avertissement d’ordre général qui doit être pris au sérieux par chacun de nous. J’essaie d’être neutre politiquement (ni X ni Y !), mais d’autres croient bon d’être antisioniste, anti-Israël (le contraire de l’israélomane donc), et c’est à eux que j’adresse ce qui suit : « […] les chrétiens doivent ouvrir les yeux sur le poids du passé antisémite de la chrétienté et sur les risques que l’antisionisme ne relaie l’antisémitisme. Il faut tenir compte de la virulence des antisionistes du monde actuel qui permettent à tous les fantasmes antisémites de se manifester sans dire leur vrai nom. La responsabilité des chrétiens exige d’eux, comme témoins, d’exercer le plus grand discernement à ce sujet. » LEGRAND, T., (éd.), En dialogue avec le judaïsme. Ce que chacun doit savoir, Lyon, Olivétan, p.113.

Réflexions finales

En guise de conclusion, j’aimerai rappeler que le chrétien n’est pas de ce monde, il n’est ni pour tel état ni pour tel autre état, le seul « pro » qui peut figurer sur sa fiche d’identité est, il me semble, ce dernier : « pro-Jésus ». Or, Jésus aime la paix et désapprouve ce monde et tous les désirs d’accomplissement de celui-ci ; le lieu, la nation n’a qu’une importance limitée (Jn 4, 21-23 : « 21 L’heure vient où ce ne sera ni en cette montagne (Garizim – lieu de culte/adoration samaritain) ni en Jérusalem que vous adorerez le Père. 23 Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité (nouveau lieu ! Le mot « en » renvoyant à la même particule grecque dans les trois cas ; Jean joue avec cela) ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. »). Autrement dit, le chrétien n’est pas « pro-monde », et n’est dès lors ni « pro-israélien », ni « pro-palestinien ». En plus d’être « pro-Jésus », l’on pourrait dire qu’il est aussi « pro-Jérusalem d’en haut », seul cité, état qui lui revient et qui n’est, en fait, pas de ce monde (Gal 4, 26 : « Mais la Jérusalem d’en haut, elle, est libre, et c’est elle notre mère. »). En somme, tout chrétien est appelé, par l’Esprit d’amour qui est en lui, à s’émouvoir de l’Israélien assassiné dans un attentat à la bombe comme du Palestinien qui vit dans la misère et redoute la mort journellement. Tous deux sont ses prochains car : « Il n’y a plus ni Juif, ni Grec (ni Palestinien); il n’y a plus ni esclave, ni homme libre; il n’y a plus ni homme, ni femme; car tous, vous n’êtes qu’un en Jésus Christ. (Gal 3, 28) ».

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Prions pour la paix et la conversion des cœurs à Jésus-Christ, qui seul réconcilient les hommes avec Dieu et les hommes entre eux.

5 réflexions sur “Jérémie était pro-babylonien, serait-il pro-israélien aujourd’hui ?

  1. Je suis d’accord avec ta vision. Malheureusement cette question là est trop complexe et les gens n’y comprennent plus grand chose en réalité. Mais le développement théologique est très intéressant

    Aimé par 1 personne

  2. Bonjour Timothée,
    En lien avec ma série sur la fin des temps, j’avais aussi abordé cette question dans un article : http://didascale.com/le-conflit-israelo-palestinien-et-la-fin-des-temps/

    Je pense que cette israélomanie (qui confine parfois à l’israélolatrie) est un avant tout un problème herméneutique, comme tu le soulignes d’ailleurs implicitement.

    Après, j’irai un peu plus loin que toi dans le sens où, à mon avis, il n’est plus possible d’établir un lien de « continuité charnelle » entre le peuple hébreu de l’Ancien alliance et les juifs d’aujourd’hui.

    On insiste souvent sur le fait que les promesses concernaient la descendance physique d’Abraham, mais celle-ci s’est répandue au sein de toutes les nations. Beaucoup d’Hébreux se sont convertis au christianisme ou à l’islam et beaucoup de non-Hébreux se sont convertis au judaïsme. De fait, le judaïsme est aujourd’hui une simple religion, au même titre que l’islam ou le bouddhisme, et il n’est plus possible de considérer les juifs comme les descendants charnels des Hébreux (cf le fameux « Nos ancêtres les Gaulois », que l’on faisait apprendre aux petits français sous la Troisième République).

    Bonne journée 🙂

    J’aime

    • Bonjour David !

      Ton article est intéressant, j’apprécie les nuances que tu y mets ; c’est en effet un sujet qui requiert de revêtir de sacrés gants ! Entre sionisme pouvant être israélolâtre et antisionisme pouvant être antisémite, il faut savoir naviguer.

      Oui, le problème est avant tout herméneutique en effet. Galates, Hébreux, Romains et les évangiles sont très clairs sur la question, mais ne sont jamais mis en avant par les églises israélomanes qui se passionnent souvent pour l’AT comme tu le soulignes à propos dans ton article (et puis pour l’hébreu [presque vu comme une langue mystique dont il s’agit de percer les secrets à coup de dicos !] et enfin pour la pensée rabbinique).

      Au niveau du rejet de l’idée de l' »Israël charnel », toute ma raison aurait envie de te suivre dans cette voie David et je serai bien incapable de répondre quoi que ce soit à ce que tu avances. Mais, ayant vécu trois années entières en Israël, mon cœur me dit qu’il y a malgré tout cette continuité charnelle que je pense apercevoir aussi dans le NT. Mais encore une fois, j’aurai tendance à être d’accord, du point de vue de la raison, avec la conséquence logique que tu avances.

      Merci pour ton retour, il est apprécié ;). Bonne journée à toi aussi !

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