Éclairages chrétiens (surtout) et juifs anciens et modernes sur l’homosexualité

[La destruction de] « Sodome et Gomorrhe » par John Martin, 1852 (image en bannière ci-dessus)

Il convient d’accompagner cet article de quelques mots d’avertissement. Le but de ce travail est de démontrer combien, dans le débat sur l’homosexualité dans le cadre de l’église, l’argument de la culture, utilisé par ceux qui sont « pour », ne tient tout simplement pas en présentant des éclairages « contre » regroupés en trois dossiers allant du 2e siècle av. J.-C. jusqu’à nos jours : intertestamentaire (majoritairement juifs), patristique et théologique moderne et contemporain (Luther, Calvin, les théologiens protestants majeurs du 20e siècle, synode des évêques catholiques, etc. – nous pourrions constituer un dossier pour le moyen-âge dans le futur). Le choix de ces périodes et de ces textes provient de notre volonté d’apporter un éclairage nouveau sur la question. En effet, tout le monde connaît d’ores et déjà les textes bibliques traitant directement du sujet et sait que, du reste, la Bible entière est « hétérosexuée » de la Genèse à l’Apocalypse (même les relations de Dieu avec l’homme et de Christ avec l’Église sont décrites exclusivement en termes hétérosexués – l’on trouvera également sur ce blog des défenses biblique et théologico-philosophique pour soutenir le présent article). Un autre de nos buts, souhaits est que cet article soit utilisé à l’avenir par les chrétiens et les églises afin de défendre leurs positions « contre », seule position tenable pour un véritable chrétien né de nouveau, par rapport à l’homosexualité encore plus efficacement, éclairages historiques multiples et variés à l’appui.

Les résultats de nos recherches sont étonnants et sans appel et l’on y trouvera des chrétiens/théologiens presque en désaccord sur tout sauf sur le statut de l’homosexualité dans la chrétienté (et dans les judaïsmes). En deux mots comme en cent : c’est un péché contre-nature pour le chrétien.

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La procréation n’est pas une nécessité aveugle, mais elle constitue l’horizon vers lequel tend et par lequel se comprend une relation d’amour véritable, l’amour d’un homme et d’une femme débordant, se concrétisant en un troisième être, fruit extraordinaire de leur amour.

Cependant, le lecteur doit prendre acte de la violence de certains de ces propos historiques (p.e. le philosophe juif Philon d’Alexandrie) et les repenser dans leurs contextes respectifs et comme liés à ceux qui les ont écrits. Le chrétien doit faire preuve de la plus grande prudence et distanciation critique par rapport à ces témoignages et surtout l’usage qu’il en fait. On ne le répétera jamais assez : la personne à orientation homosexuelle est  notre « prochain » aimé de Dieu, image de Dieu et empreinte à ce titre d’une dignité inaltérable, elle mérite le plus grand respect et le plus sincère des amours et des accueils dans les églises qui se revendiquent en Esprit et en vérité de l’héritage de Jésus-Christ, Parole de libération des logiques humaines de haine et de rejet, Parole d’amour pour tous (cela dit, dans le climat idéologique puérile qui croit fermement que l’on ne peut pas aimer quelqu’un et l’appeler à changer d’attitude en même temps, soyons encore plus clair : je donnerais ma propre vie, je mourrais littéralement pour une personne homosexuelle si elle était en danger… Premièrement, parce que je l’aime en tant que mon prochain et deuxièmement, parce qu’elle a besoin d’entendre la bonne nouvelle de l’évangile et d’être transformée et amenée aux pieds de son sauveur, Jésus, grâce dans laquelle je suis déjà pour ma part).

Abordons dès à présent les dossiers :

Premier dossier – Éclairages intertestamentaires (majoritairement juifs) [du 2e siècle av. J.C. au 1er siècle ap.]  :

I. Sagesse de Salomon 14, 26 [terminus post quem : 50 av. J.-C.] 

« confusion des valeurs, oubli des bienfaits, souillure des âmes, inversion sexuelle, anarchie des mariages, adultère et débauche. »[1]

II. 2 Hénoch 10, 4-5 [date incertaine, du 1er siècle av. J.-C. au 1er siècle ap.]

« […] “Woe, woe, how very terrible is this place”, and those men said to me : “This place, O Enoch, is prepared for those who dishonour God, who on earth practise sin against nature, which is child-corruption after the sodomitic fashion […].”. »[2]

III. Jubilés 16, 5-6 [terminus ante quem 100 av. J.-C.]
« Le même mois, le Seigneur exécuta le jugement sur Sodome, Gomorrhe, Seboyim et tous les environs du Jourdain. Il les brûla […] en tant que pervers et grands coupables (qui) se souillaient, forniquaient de leur chair et pratiquaient l’impureté sur la terre. De la même manière le Seigneur exécutera le jugement sur les lieux où l’on pratique la même impureté que Sodome, comme Il l’a fait à Sodome. »[3]
IV. Oracles sibyllins 4, 24-33 [date incertaine, du 2e siècle av. J.-C. au 1er avant]
« Heureux seront sur la terre ceux des hommes qui aimeront le grand Dieu, […]. Eux, ils n’auront d’égard que pour la grande gloire du Dieu unique. […] Ils n’outrageront pas la nature par l’odieux, le haïssable amour masculin. »[4]
V. Testament de Nephtali 3, 4-5 [date incertaine, du 2e siècle av. J.-C. au 1er ap.]
« Mais vous, mes enfants, n’agissez pas de la sorte ; reconnaissez dans le firmament, la terre, la mer, et dans toutes Ses œuvres, le Seigneur qui a fait l’univers, pour ne pas devenir comme Sodome, qui a changé son ordre naturel. De même, les Veilleurs, eux aussi, ont changé leur ordre naturel, eux que le Seigneur a maudits lors du déluge et à cause de qui il a rendu la terre inhabitée et inculte. »[5]
VI. Testament d’Aser 7, 1  [date incertaine, du 2e siècle av. J.-C. au 1er ap.]
« Ne devenez donc pas comme Sodome qui ne reconnut pas les anges du Seigneur et fut à jamais détruite. »[6]
VII. Testament de Benjamin 9, 1  [date incertaine, du 2e siècle av. J.-C. au 1er ap.]
« Je soupçonne qu’il y aura parmi vous des agissements peu louables, selon les paroles d’Hénoch, le juste ; car vous vous adonnerez à la luxure, comme les habitants de Sodome ; vous périrez, à l’exception de quelques-uns, et vous reviendrez à vos passions pour les femmes. Mais le royaume du Seigneur ne vous appartiendra pas, car il le reprendra aussitôt. »[7]
VIII. Testament de Lévi 14, 6  [date incertaine, du 2e siècle av. J.-C. au 1er ap.]
« […] vous prendrez pour femmes des filles des nations, en les purifiant d’une purification contraire à la Loi, et vos unions seront comme Sodome et Gomorrhe. »[8]
IX. Philon [25 av. J.-C. – 50 ap.]De Spec. Leg. III, 37-42 
« Mais, telle une bande avinée, un vice bien plus grand que celui dont je viens de parler a fait irruption dans les cités : c’est la pédérastie, dont le nom même était réprouvé autrefois et dont se vantent aujourd’hui non seulement ses partisans actifs, mais également les partenaires passifs de ces derniers. Habitués à souffrir d’une maladie féminisante, ces personnages assistent à la dissolution de leur âme et de leur corps sans laisser couver sous la cendre le moindre tison de virilité. Quelle manière provocante de friser et d’ordonner leur chevelure, de se frotter et de se peindre le visage au moyen de crèmes, de fards et de produits similaires, d’enduire leurs lèvres d’onguents parfumés – car le plus propre à séduire de tous les artifices, c’est la recherche en matière de parfums, qu’on trouve chez tous ceux qui s’étudient à l’élégance – ! Et ils ne rougissent pas de transformer par un comportement artificiel la nature mâle en nature femelle. Ces personnes méritent qu’on brûle de faire couler leur sang en obéissant à la Loi, qui ordonne de tuer impunément l’inverti qui falsifie l’estampille de la Nature, sans le laisser vivre un jour ni même une heure, puisqu’il est son propre opprobre, celui de sa famille, de sa patrie et de tout le genre humain. Mais que le pédéraste sache qu’il encourt la même peine, puisqu’il poursuit le plaisir contre-nature, puisque, pour la part qui lui incombe, il s’efforce de rendre les villes désertes et vides d’habitants en détruisant ses germes générateurs, puisqu’en outre il ne dédaigne pas de devenir maître et docteur des plus grands maux, la dévirilisation et la mollesse, en sophistiquant les jeunes gens et en efféminant la fleur de leur âge radieux qu’il aurait fallu préparer à la vaillance et à l’énergie, et puisqu’enfin, tel un mauvais laboureur, il laisse en friche les terres profondes et fertiles que ses artifices rendent stériles, pour s’acharner jour et nuit sur des terres qui ne lui promettent absolument aucun rejeton. La responsabilité en incombe, je crois, aux récompenses qui sont réservées, chez bien des peuples, à l’incontinence et à la mollesse. Les voit-on assez, les invertis, fendre à chaque instant la foule de la grande place, ouvrir la marche, les jours de fête, participer aux repas sacrés, eux les sacrilèges, présider aux mystères et aux initiations, et célébrer les fêtes de Déméter ! Quant à ceux qui, dans le désir de prolonger leur belle adolescence, ont aspiré à se transformer complètement en femmes et se sont coupés les organes génitaux, ils s’avancent, vêtus de pourpre, au milieu d’une escorte, comme les grands bienfaiteurs de la patrie, attirant ainsi les regards des passants. Mais si on s’indignait autant que notre Législateur contre les hommes qui osent de si grands forfaits, si on les exterminait sans merci en tant que malédictions et souillures de la collectivité nationale, bien d’autres criminels reviendraient à la raison. Car les châtiments impitoyables infligés dans les cas précédents ont pour effet de faire reculer de manière appréciable les partisans de pareilles pratiques. »[9]
X. Flavius Josèphe [37 ap. J.-C. – 100 ap.] – Contre Apion II, 199 
« Quelles sont maintenant les prescriptions relatives au mariage ? La loi ne connaît qu’une seule union, l’union naturelle avec la femme, et seulement si elle doit avoir pour but de procréer. Elle a en horreur l’union entre mâles et punit de mort ceux qui l’entreprennent. »[10]

Deuxième dossier – Éclairages patristiques [du 1er siècle ap. J.-C. au 5e siècle ap.] :

I. La doctrine des douze apôtres 2, 2 [fin du 1er siècle ap. J.-C.]
« Tu ne tueras pas, tu ne commettras pas l’adultère et tu éviteras la pédérastie [παιδοφθορέω], la fornication, le vol, la magie et la sorcellerie, tu ne tueras pas l’enfant par avortement et tu ne le feras pas mourir après la naissance. »[11]
II. Justin Martyr [100 – 165 ap. J.-C.] – Apologie pour les chrétiens 27, 1-4
« Quant à nous, pour nous garder de toute injustice et de toute impiété, nous avons appris qu’il est criminel d’exposer les nouveau-nés, d’abord parce que nous les voyons presque tous, non seulement les filles mais aussi les garçons, prendre le chemin de la prostitution. Et de même que les Anciens, à ce que l’on dit, élevaient des troupeaux de bœufs, de chèvres, de moutons ou de chevaux, ainsi, de nos jours, on élève des enfants, uniquement pour les vouer à la débauche et de même, dans toutes les nations, on tient en réserve en vue de ces turpitudes une foule d’efféminés, d’androgynes et de gens préparés à commettre toutes les infamies, sur lesquels vous percevez des redevances, des impôts et des taxes, alors qu’il faudrait les extirper de votre empire. De plus, parmi ceux qui se livrent à ces débauches, outre le fait qu’il s’agit d’unions sacrilèges, impies et abjectes, peut-être s’en trouve-t-il qui abusent d’un enfant, d’un parent, d’un frère. Certains vont jusqu’à prostituer leurs propres enfants et leurs épouses, d’autres se font mutiler manifestement à des fins de débauche [contre nature – κιναιδεία][12], et ils font remonter l’origine de ces mystères à la mère des dieux […]. »[13]
III. Clément d’Alexandrie [150 – 215 ap. J.-C.]
Le protreptique 103, 4 

« […] comme cette femme Hébreue (que les anciens appelaient Lot), n’êtes-vous pas passés à une insensibilité stupide ? Nous savons que cette femme fut change en pierre parce qu’elle aimait Sodome ; or, Sodomites sont les athées et les endurcis de cœur et d’intelligence, qui s’adonnent à l’impiété. »[14]

 

Le pédagogue (Vol. III) VIII, 43, 5 à 44, 3 

« […] Le malheur arrivé aux Sodomites est un jugement pour ceux qui ont péché, mais une leçon pour ceux qui sont attentifs. Les Sodomites s’étant, sous l’influence d’une vie de plaisir, laissés aller aux excès voluptueux, commettaient sans crainte l’adultère et pratiquaient la pédérastie avec fureur ; ils n’échappèrent pas aux regards du Logos qui voit tout et à qui on ne peut pas dissimuler qu’on commet des crimes : ce gardien vigilant de l’humanité ne laissa pas passer ainsi leur dérèglement. Voulant nous détourner de les imiter et, au contraire, nous amener, comme un vrai pédagogue, à sa propre sagesse, il infligea un châtiment à ces pécheurs, pour éviter que l’impunité de leur inconduite ne fit grossir les flots de leur cynisme, et il décida de livrer Sodome aux flammes, répandant de la sorte un peu de ce feu intelligent sur leurs excès licencieux, de peur que, si leur lascivité n’était pas châtiée, elle n’ouvrît largement les portes à ceux qui sont enclins à la volupté. »[15]

IV. Tertullien [155 – 240 ap. J.-C.] – La pudicité I, IV, 5 
« [Ayant fini de parler de l’adultère et de la fornication] Quant aux autres débordements impies de la volupté, commis sur le corps et les sexes en violation des droits de la nature, nous les écartons non seulement du seuil de l’église mais de tout son édifice, car il ne s’agit plus de péchés mais de monstruosités. »[16]
V. Novatien [200 – 258 ap. J.-C.]The Jewish Foods
« For that in fishes the roughness of scales is regarded as constituting their cleanness; rough, and rugged, and unpolished, and substantial, and grave manners are approved in men; while those that are without scales are unclean, because trifling, and fickle, and faithless, and effeminate manners are disapproved. Moreover, what does the law mean when it . . . forbids the swine to be taken for food? It assuredly reproves a life filthy and dirty, and delighting in the garbage of vice. . . . Or when it forbids the hare? It rebukes men deformed into women. »[17]
VI. Origène [184/185 – 253/254 ap. J.-C.] – Contre Celse IV, VII, 49 
« […] l’on peut trouver chez eux [chrétiens à l’intelligence simple] un degré de sérieux et de pureté, une innocence de mœurs et une simplicité souvent supérieure, que n’ont pas atteints ceux ‘qui affirment être sages’ et se vautrent dans l’immoralité avec des enfants, ‘perpétrant l’infamie d’homme à homme’ [Rm 1, 27]. »[18]
VII. Cyprien de Carthage [200 – 258 ap. J.-C.] – À Donat 
À Donat 8

« […] on émascule les mâles, tout ce qui fait l’honneur du sexe, on l’affaiblit, déshonorant un corps sans nerf, et sur ce point plaît davantage quiconque a plus mutilé sa virilité en femme. »[19]

À Donat 9

« Oh ! Si tu pouvais aussi, établi sur cet observatoire élevé, glisser tes yeux dans les endroits cachés, ouvrir les portes fermées des chambres et dévoiler à tes regards le secret des alcôves ! Tu verrais des débauchés faire ce que ne peut même pas regarder un œil chaste, tu verrais ce dont la vue seule est une faute, tu verrais ce que, dans la frénésie du vice, des gens sans raison déclarent ne pas avoir fait et se hâtent de faire. Une passion monstrueuse précipite des hommes sur des hommes. »[20]

VIII. Arnobius [284 – 305 ap. J.-C.]Against the Pagans 5, 6–7 
« [T]he mother of the gods loved [the boy Attis] exceedingly, because he was of most surpassing beauty; and Acdestis [the son of Jupiter] who was his companion, as he grew up fondling him, and bound to him by wicked compliance with his lust […] . Afterwards, under the influence of wine, he [Attis] admits that he is […] loved by Acdestis […]. Then Midas, king of Pessinus, wishing to withdraw the youth from so disgraceful an intimacy, resolves to give him his own daughter in marriage […]. Acdestis, bursting with rage because of the boy’s being torn from himself and brought to seek a wife, fills all the guests with frenzied madness; the Phrygians shriek, panic-stricken at the appearance of the gods […]. [Attis] too, now filled with furious passion, raving frantically and tossed about, throws himself down at last, and under a pine tree mutilates himself, saying, ‘Take these, Acdestis, for which you have stirred up so great and terribly perilous commotions’ »[21]
IX. Eusèbe de Césarée [260/265 – 339/340 ap. J.-C.]Proof of the Gospel 4, 10 
« [H]aving forbidden all unlawful marriage, and all unseemly practice, and the union of women with women and men with men, he [God] adds: ‘Do not defile yourselves with any of these things; for in all these things the nations were defiled, which I will drive out before you. And the land was polluted, and I have recompensed [their] iniquity upon it, and the land is grieved with them that dwell upon it’ [Lev. 18:24–25] »[22]
X. Basil le Grand [329/330 – 379 ap. J.-C.]Letters 217, 62 
« He who is guilty of unseemliness with males will be under discipline for the same time as adulterers »[23]
XI. Jean Chrysostome [349 – 407 ap. J.-C.] – Homélie sur Tite V, 4 
« De leur côté, les Sodomites n’ont péri que pour avoir outragé la nature par de brutales amours. […] Ô vous qui renversez toutes choses, qui vous unissez à des hommes qui vous tiennent lieu de femmes, […] c’est bien là l’œuvre du diable, que de tout confondre et bouleverser, que de s’attaquer à l’ordre établi dès le commencement du monde, que de changer les lois données par Dieu même à la nature. »[24]
XII. Augustin d’Hippone [354 à 430 ap. J.-C.] – Les confessions 3, 8, 15
« En conséquence les crimes contre nature méritent partout et toujours détestation et châtiment comme il advint des Sodomites. Quand tous les peuples le commettraient, ils tomberaient, reprochables au même titre sous le coup de la loi divine qui n’a pas fait les hommes à un tel usage. De fait, c’est enfreindre l’ordre social requis entre Dieu et nous que de souiller l’institution naturelle, œuvre de Dieu, par un pervertissement de la débauche. »[25]

 Troisième dossier – Éclairages modernes et contemporains [du 15e siècle ap. J.-C. au 21 siècle ap.] :

I. Martin Luther [1483-1546]– Commentaire sur la Genèse
« The heinous conduct of the people of Sodom is extraordinary, inasmuch as they departed from the natural passion and longing of the male for the female, which was implanted into nature by God, and desired what is altogether contrary to nature. Whence comes this perversion? Undoubtedly from Satan, who, after people have once turned away from the fear of God, so powerfully suppresses nature that he blots out the natural desire and stirs up a desire that is contrary to nature. »[26]
II. Jean Calvin [1509-1564] – Commentaire sur l’épître aux Romains
« [Commentant Rom 1, 27] Premièrement, il [Paul] en allègue un exemple en cette vilenie horrible de paillardise contre nature. D’où il apparaît que non seulement ils se sont prostitués en des concupiscences brutales, mais se sont débordés plus que les bêtes, vu qu’ils ont renversé tout l’ordre de la nature. […] Là où nous avons traduit affections vilaines, il y a proprement au texte grec passions d’ignominies, ou de vilenie et de déshonneur, c’est-à-dire qui sont honteuses et vilaines, même au jugement commun des hommes. Et ce terme est mis à l’opposite, et comme pour salaire de ce qu’ils avaient déshonoré Dieu. »[27]
III. Karl Barth [1886-1968] – Dogmatique
« Mais ni l’homme ni la femme ne sauraient vraiment prétendre exister « chacun pour soi » […]. L’homosexualité est une maladie – physique, psychique, sociale ; elle marque l’apparition de la perversion, de la décadence et de la décomposition qui se produisent lorsque l’homme ne veut pas reconnaître l’autorité du commandement de Dieu sous l’aspect particulier qu’il revêt ici [par rapport au mariage]. […] Il ne reste plus dès lors que la convoitise perverse, dont l’aboutissement est une relation sexuelle qui n’en est pas une et ne peut en être une, mais grâce à laquelle l’homme croit devoir chercher et pouvoir trouver malgré tout chez l’homme, et la femme chez la femme, comme un substitut du partenaire que l’on a dédaigné et refusé. Tout cela, sans doute, en flagrante contradiction avec le commandement de Dieu ! […] Il faut que la connaissance du commandement de Dieu intervienne dès le début, pour couper le mal à sa racine. […] C’est ici donc que chacun doit faire preuve de vigilance pour soi-même et dans ses rapports avec autrui ; c’est ici, en un mot, qu’il faut craindre et s’effrayer, réfléchir et voir clair, protester, avertir et se convertir. Le commandement de Dieu – se dressant contre nos propres découvertes – révèle à chacun qu’il ne peut être authentiquement humain qu’en relation avec l’autre sexe : l’homme avec la femme et la femme avec l’homme. »[28]
IV. Emil Brunner [1889-1966] – Dogmatique
« ‘Il les créa homme et femme’, ainsi lit-on en contexte direct avec la parole fondamentale : Dieu créa l’homme à son image. […] Aussi, en principe, l’homme n’est pas créé comme un, comme être solitaire, mais comme être à ‘deux’. Pas simplement comme deux êtres humains, mais comme deux appartenant nécessairement l’un à l’autre, destinés et orientés, conformément à la création, pour être ensemble, comme deux êtres ne pouvant être l’un sans l’autre. […] À ce fait de la double sexualité, conforme à la création, s’oppose dans l’univers tout entier le mythe de l’être androgyne. […] Il appartient à la pensée platonicienne, tout comme la polarité sexuelle appartient à la pensée chrétienne. […] L’amour sexuel, l’amour entre homme et femme est la forme éphémère qui met en possession de l’amour véritable, de l’agapé […]. »[29]
V. Dietrich Bonhoeffer [1906-1945] – Éthique
« Le mariage existait avant que toute autre organisation sociale ne se soit formée. Il a été fondé avec la création du premier homme. Le droit au mariage remonte aux premiers jours de l’humanité. […] Lorsque dans le mariage une naissance est empêchée systématiquement, lorsque le désir d’avoir un enfant est exclu, on empiète également sur le droit de la vie à naître. Une telle attitude de principe est en contradiction avec le sens du mariage et avec la bénédiction que Dieu donne à celui-ci par la naissance de l’enfant [Cependant le mariage est union devant rester ouverte à la procréation, et non procréation per se]. [Conception biblique du mariage :] À sa base, il y a l’unité de l’homme et de la femme, non le but de reproduction. La femme est donnée à l’homme comme une « compagne semblable à lui » (Gen. 2, 18) et « les deux ne seront qu’une seule chair » (Gen. 2, 24). La fécondité de cette union n’est pas un ordre […], mais une bénédiction divine (Gen. 1, 28). »[30]
VI. Jacques Ellul [1912-1994] – Les Combats de la liberté
« Nous vivons donc aujourd’hui dans une société qui a pleinement acquis la liberté en matière sexuelle : adultère, ‘amour’ en multicouples, pédérastie, sodomie, saphisme, pédophilie, polygamie ou polyandrie, polyvalence sexuelle, tout est permis, acquis ; […] On peut seulement remarquer que le laisser-aller sexuel a toujours coïncidé avec des périodes de déclin, de tendance à l’effondrement d’une société lorsque celle-ci est passée du stade répressif au stade laxiste. Ce thème de la ‘perversion’ sexuelle est un des signes de l’anomie dans laquelle nous vivons dans cette société. Toute non-acception est accusée de racisme, de discrimination, de dictature et de moralisme. Or je maintiens qu’il y a là seulement l’attestation que notre société ne connaît plus aucune morale, aucune éthique, que les chrétiens ont perdu le sens et le fondement de l’éthique biblique, et que nous sommes dans l’ère prophétisée où on appelle le bien, mal, et le mal, bien (Ésaïe 5, 20). […] Que ces déformations sexuelles sont l’expression du péché, un point c’est tout. […] j’ai employé volontairement le mot de pédérastie au lieu de celui, noble, d’homophilie. J’ai parlé de ‘perversion’ et de ‘péché’ […]. Car le point critique est celui non pas de l’acte mais de sa justification et de sa glorification. Qu’un homme soit pédéraste, hélas. Mais qu’il se glorifie de l’être, qu’il veuille faire école, qu’il entraîne des jeunes, qu’il se présente comme une espèce de miles gloriosus du combat contre les préjugés, les faux tabous, et pour la liberté. Alors non et absolument non ! Or c’est de cela qu’il est question aujourd’hui. […] l’apparition de cette foule, qui prétend avoir ‘droit’ à l’homosexualité, qui veut que l’Église célèbre des mariages d’homo, […] ceux qui s’organisent en associations triomphales pour exalter leur médiocre sexualité, tous ceux-là qui sont seulement un courant sociologique et qui se prétendent ‘libérés’, supérieurs, affranchis, et qui se glorifient, tous ceux-là doivent se heurter à un refus radical et à une dénonciation sans bavure de la part des chrétiens. Ce qui n’est pas acceptable, c’est le pansexualisme, qui a triomphé en ce temps. […] En face de cette situation, nous rencontrons les exclusions, les condamnations radicales de la Bible. Condamnations absolues de l’adultère, absolue de l’homosexualité, absolue de la sodomie […]. La manière habituelle pour évacuer ces interdits et ces condamnations est toujours la même : ce sont des affaires purement culturelles. […] Eh bien, il faut dire que ce discours est fait d’un ensemble d’erreurs et d’ignorances. Tout d’abord, en ce qui concerne les mœurs sexuelles du temps d’Israël […]. Ainsi lorsqu’Israël porte ses condamnations sur toutes ces pratiques, il ne reflète nullement la culture ambiante, au contraire, il entre en guerre contre elle. […] Eh bien l’inceste, l’adultère, l’homosexualité, la pédophilie… ce ne sont en rien des ‘libérations’ mais toujours des destructions de soi et des autres, des accumulations de souffrances et de mensonges, pour le plaisir, c’est exact. Le plaisir vaut-il ce prix ? […] Et maintenant, passons à Paul (et aux autres textes du Nouveau Testament). […] à l’époque du début du christianisme, la combinaison entre le monde hellénistique et le monde romain avait produit un prodigieux laxisme sexuel, comme probablement on n’en a jamais connu d’autre. Bien pire que de nos jours. […] Et c’est dans ce milieu que Paul vient […]. Ainsi dans les deux cas, nous voyons que, Juifs dans le milieu du Proche-Orient, chrétiens dans le monde romain, viennent récuser les croyances et mœurs courantes, au lieu de s’y adapter, et apportent à la vie sexuelle un autre fondement, un autre expression, qui assurent la liberté et non le déchaînement. »[31]
VII. Wolfhart Pannenberg [1928-2014] – Revelation and Homosexual Experience
The will of God – Jesus’ proclamation of God’s lordship over our lives – must be the guiding star of our identity and self-determination. What this means for sexual behaviour can be seen in Jesus’ teaching about divorce. In order to answer the Pharisees’ question about the admissibility of divorce, Jesus refers to the creation of human beings. Here he sees God expressing his purpose for his creatures: Creation confirms that God has created human beings as male and female. Thus, a man leaves his father and mother to be united with his wife, and the two become one flesh.

Jesus concludes from this that the unbreakable permanence of fellowship between husband and wife is the Creator’s will for human beings. The indissoluble fellowship of marriage, therefore, is the goal of our creation as sexual beings (Mark 10:2-9).

Since on this principle the Bible is not time-bound, Jesus’ word is the foundation and the criterion for all Christian pronouncements on sexuality, not just marriage in particular, but our entire creaturely identities as sexual beings. According to Jesus’ teaching, human sexuality as male and as female is intended for the indissoluble fellowship of marriage. This standard informs Christian teaching about the entire domain of sexual behavior.

[…W. Pannenberg y explique qu’Ancien et Nouveau Testaments sont univoques sur la question, et ce malgré les cultures les ayant environnés…]

Here lies the boundary of a Christian church that knows itself to be bound by the authority of Scripture. Those who urge the church to change the norm of its teaching on this matter must know that they are promoting schism. If a church were to let itself be pushed to the point where it ceased to treat homosexual activity as a departure from the biblical norm, and recognized homosexual unions as a personal partnership of love equivalent to marriage, such a church would stand no longer on biblical ground but against the unequivocal witness of Scripture. A church that took this step would cease to be the one, holy, catholic, and apostolic church.[32]

VIII. Congrégation pour la doctrine de la foi (Vatican) [2003] – Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles
Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles 2 et 3

2. L’enseignement de l’Église sur le mariage et sur la complémentarité des sexes propose à nouveau une vérité évidente pour la droite raison et reconnue comme telle par toutes les grandes cultures du monde. Le mariage n’est pas une union quelconque entre personnes humaines. Il a été institué par le Créateur avec sa propre nature, doté de finalités et de propriétés essentielles. Aucune idéologie ne peut effacer de l’esprit humain cette certitude: le mariage n’existe qu’entre deux personnes de sexe différent qui, par le moyen de la donation personnelle réciproque, propre et exclusive, tendent à la communion de leurs personnes. Ainsi, elles se perfectionnent mutuellement pour collaborer avec Dieu à la génération et à l’éducation de nouvelles vies.

3. La vérité naturelle sur le mariage a été confirmée par la Révélation dans les récits bibliques de la création, expression même de la sagesse humaine originaire où se fait entendre la voix de la nature elle-même. Le livre de la Genèse parle de trois données fondamentales du dessein créateur sur le mariage.

En premier lieu, l’homme, image de Dieu, a été créé «  homme et femme  » (Gn 1, 27). L’homme et la femme sont égaux en tant que personnes et complémentaires en tant que «  masculin et féminin  ». D’une part, la sexualité fait partie de la sphère biologique; de l’autre, elle se trouve élevée, dans la créature humaine, à un autre niveau, le niveau personnel, où s’unissent corps et esprit.

Ensuite, le mariage est institué par le Créateur comme un état de vie dans lequel s’effectue la communion de personnes qui engage l’exercice des facultés sexuelles. «  Aussi l’homme laisse-t-il son père et sa mère pour s’attacher à sa femme et ils deviennent une seule chair  » (Gn 2, 24).

Enfin, Dieu a voulu conférer à l’union de l’homme et de la femme une participation spéciale à son œuvre créatrice. C’est pourquoi, il les a bénis en ces termes: «  Soyez féconds et multipliez-vous  » (Gn 1, 28).

Dans le dessein du Créateur, la complémentarité des sexes et la fécondité appartiennent donc à la nature même de l’institution du mariage.

En outre, l’union matrimoniale entre l’homme et la femme a été élevée par le Christ à la dignité de sacrement. L’Église enseigne que le mariage chrétien est signe efficace de l’alliance du Christ et de l’Église (cf. Ep 5, 32). Ce sens chrétien du mariage, loin de diminuer la valeur profondément humaine de l’union matrimoniale entre l’homme et la femme, la confirme et la renforce (cf. Mt 19, 3-12; Mc 10, 6-9).

4. Il n’y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille. Le mariage est saint, alors que les relations homosexuelles contrastent avec la loi morale naturelle. Les actes homosexuels, en effet, «  ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas  ».

Dans l’Écriture Sainte, les relations homosexuelles « sont condamnées comme des dépravations graves… (cf. Rm 1, 24-27; 1 Cor 6, 10; 1 Tm 1, 10). Ce jugement de l’Écriture ne permet pas de conclure que tous ceux qui souffrent de cette anomalie en sont personnellement responsables, mais il confirme que les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés ». Le même jugement moral se retrouve chez beaucoup d’écrivains ecclésiastiques des premiers siècles et a unanimement été accepté par la Tradition catholique.[33]

IX. Synode ordinaire des évêques (Vatican) [2015] – La vocation et la mission de la famille dans l’Église et dans le monde contemporain. Rapport final du synode des évêques au pape François

Chapitre III, 76

« L’Église calque son attitude sur celle du Seigneur Jésus qui, dans un amour sans limite, s’est offert pour chaque personne sans exceptions (cf. MV, 12). À l’égard des familles qui vivent l’expérience d’avoir en leur sein des personnes présentant une tendance homosexuelle, l’Église réaffirme que chaque personne, indépendamment de sa tendance sexuelle, doit être respectée dans sa dignité et accueillie avec respect, avec le soin d’éviter « toute marque de discrimination injuste » (Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Considérations à propos des projets de reconnaissance légale des unions entre personnes homosexuelles, 4). Il faut aussi réserver une attention spécifique à l’accompagnement des familles dans lesquelles vivent des personnes ayant une tendance homosexuelle. Quant au projet d’assimiler au mariage les unions entre personnes homosexuelles, « il n’y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille » (Ibidem). Le Synode considère en tout cas totalement inacceptable que les Églises locales subissent des pressions en ce domaine et que les organismes internationaux conditionnent les aides financières aux pays pauvres à l’introduction de lois qui instituent le “ mariage ” entre des personnes de même sexe. »[34]

[1] Bible. Traduction Œcuménique. Édition intégrale TOB, Paris, 2010.

[2] The Apocrypha and Pseudepigrapha of the Old Testament in English. Volume 2. Pseudepigrapha, Charles, R. H., (éd.), Oxford, Clarendon Press, 1913, p. 435.

[3] La Bible. Écrits intertestamentaires, Dupont-Sommer, A. et Philonenko, M., (dir.), Paris, Gallimard (Bibliothèque de la Pléiade 337), 1987, p. 703.

[4] Ibid, p. 1098.

[5] Ibid, p. 903.

[6] Ibid, p. 918-919.

[7] Ibid, p. 941.

[8] Ibid, p. 850-851.

[9] Philon d’Alexandrie, De specialibus legibus III-IV (introd., trad. et notes par André Mosès), Paris, Cerf (Les Œuvres de Philon d’Alexandrie 25), 1970, p. 80-85.

[10] Flavius Josèphe, Contre Apion (texte établi et annoté par Théodore Reinach et trad. par Léon Blum), Paris, Les Belles Lettres, 1930, p. 93.

[11] La doctrine des douze apôtres (introd., texte critique, trad., notes, appendice, annexe et index par Willy Rordorf et André Tuilier), 2e éd. rev. et augm, Paris, Cerf (Sources Chrétiennes 248 bis), 1998, p. 149.

[12] Le mot utilisé est κιναιδεία qui caractérise une débauche de caractère contre-nature. Liddell, H.G. & Scott, R., A Greek-English Lexicon. With a Revised Supplement, Oxford, Clarendon Press, 1996, p. 951.

[13] Justin Martyr, Apologie pour les chrétiens (introd., texte critique, trad. et notes par Charles Munier), Paris, Cerf (Sources chrétiennes 507), 2006, p. 203.

[14] Clément d’Alexandrie, Le protreptique (introd. trad. et notes de Claude Mondésert), 3e éd. rev. et augm., Paris, Cerf (Sources chrétiennes 2), 1976, p. 171-172.

[15] Clément d’Alexandrie, Le pédagogue. Livre III (trad. de Claude Mondésert et Chantal Matray et notes de Henri-Irénée Marrou), Paris, Cerf (Sources Chrétiennes 158), 1970, p. 97.

[16] Tertullien, La Pudicité. Tome I (Texte critique et trad. par Charles Munier), Paris, Cerf (Sources Chrétiennes 394), 1993, p. 163.

[17] Ante-Nicene Fathers. Volume 5: Hippolytus, Cyprian, Caius, Novatian, Appendix. ed. Alexander Roberts and James Donaldson. Revised and Chronologically arranged with brief prefaces and occasional notes by A. Cleveland Coxe, Coxe, A. C., (éd.), New York, Christian Literature Publishing Co., 1886, p. 647.

[18] Origène, Contre Celse. Tome IV. Livres VII et VIII (Introd., texte critique, trad. et notes par Marcel Borret), Paris, Cerf (Sources Chrétiennes 150), 1969, p. 131.

[19] Cyprien de Carthage, À Donat et La Vertu de patience (introd., trad. et notes de Jean Molager), Paris, Cerf (Sources chrétiennes 291), 1982, p. 97.

[20] Ibid, p. 99.

[21] Ante-Nicene Fathers. Volume 6: Gregory Thaumaturgus, Dionysius the Great, Julius Africanus, Anatolius and Minor Writers, Methodius, Arnobius. ed. Alexander Roberts and James Donaldson. Revised and Chronologically arranged with brief prefaces and occasional notes by A. Cleveland Coxe, Coxe, A. C., (éd.), New York, Christian Literature Publishing Co., 1886, p. 492.

[22] Eusèbe de Césarée, The Proof of the Gospel Being the Demonstratio Evangelica of Eusebius of Caesarea. Vol. 1 (trad. par W. J. Ferrar), Londres, The Macmillan Company, 1920, p. 181-182.

[23] Basil le Grand, A Select library of Nicene and post-Nicene fathers of the Christian church. Second series. Vol. VIII. Basil: Letters and Select Works (trad. par Philip Schaff), Edinburgh , T&T Clark, 1895, p. 257.

[24] Jean Chrysostome, Œuvres complètes. Tome XI (trad. par M. Jeannin), Bar-le-Duc, L. Guérin & Co, 1867, p. 430.

[25] Augustin, Confessions (trad. du latin par Louis de Mondalon), Paris, Éditions Pierre Horay, Seuil, 1982, p. 79-80.

[26] Luther, M., Luther’s Works Vol. III (trad. Jaroslav Pelikan), St. Louis, Concordia Publishing House, 1961, p. 255.

[27] Calvin, J., Commentaires de Jean Calvin sur le Nouveau Testament. Tome quatrième. Epître aux Romains, Nicole, J.-M., (éd.), Genève, Labor et Fides, 1960, p. 43-44.

[28] Barth, K., Dogmatique III/4*, Genève, Labor et Fides, 1964, p. 170-173.

[29] Brunner, E., La doctrine chrétienne de la création et de la rédemption. Dogmatique. Tome deuxième (trad. de Frédéric Jaccard), Genève, Labor et Fides, 1965, p. 77-79.

[30] Bonhoeffer, D., Ethique. Rassemblé et édité par Eberhard-Bethge (trad. de l’allemand par Lore Jeanneret), Genève, Labor et Fides, 1969, p. 138-147.

[31] Ellul, J., Les Combats de la liberté, Genève ; Paris, Labor et Fides ; Le Centurion (Éthique de la liberté 3), 1984, p. 284-305.

[32] Pannenberg, W., « Revelation and Homosexual Experience: What Wolfhart Pannenberg says about this debate in the church » (trad. de l’allemand par Markus Bockmuehl), Christianity Today 40/13, 11 Novembre 1996, p. 37.

[33] Congrégation pour la doctrine de la foi, « Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles », Cité du Vatican, 3 juin 2003. http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_20030731_homosexual-unions_fr.html

[34] Synode ordinaire des Evêques, « La vocation et la mission de la famille dans l’Église et dans le monde contemporain. Rapport final du synode des évêques au pape François », Cité du Vatican, 24 octobre 2015. http://www.vatican.va/roman_curia/synod/documents/rc_synod_doc_20151026_relazione-finale-xiv-assemblea_fr.html

11 réflexions sur “Éclairages chrétiens (surtout) et juifs anciens et modernes sur l’homosexualité

  1. « Luc 16; 31 S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait. »
    Ceux qui, connaissant La Bible, professent la conclusion qu’Elle peut être moindrement autre que « hétérosexuée », ne méritent pas l’effort que tu viens de faire à travers ce travail courageux de recherche et d’argumentation basé sur des textes profanes. Non seulement ils ne le méritent pas mais ils y seront totalement étanches allant même jusqu’à déclarer que tu ajoutes encore une agression contre les doctrines de « progrès ».
    Pour ceux qui aiment Le Seigneur et Sa Parole, c’est un bonheur de te lire.
    Merci.

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    • Combien agréable est une parole dite à propos ! (Pr 15, 23) Merci pour ce texte de Luc qui me rappelle combien lorsque l’homme a l’intelligence obscurcie, il est même déraisonnable de penser qu’une résurrection lui ferait changer d’avis. C’est d’une résurrection de son propre cœur dont il aurait avant tout besoin. Il est vrai que, même si j’ai composé ce travail avant tout pour édifier ceux qui tiennent déjà ferme dans une juste foi, j’avais tout de même un petit espoir qu’il puisse créer un questionnement chez certains « chrétiens » s’étant plié au monde qui « appelle tout mal bien et tout bien mal » sur cette question comme le rappelle Jacques Ellul sur base du texte d’Ésaïe ; il est vrai, je vous l’accorde bien volontiers, qu’il n’y a pas beaucoup à espérer à cet égard.

      Néanmoins, je me réjouis vraiment de l’utilité de ce travail pour vous et tous les autres chrétiens qui partagent cette même et juste foi et je vous remercie chaleureusement pour votre retour qui me conforte dans ma volonté initiale de pourvoir la francophonie chrétienne de cet outil/étude de plus contribuant à la défense et l’édification du Saint dépôt qui lui a été remis. Ce travail n’aura pas servi à rien !

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  2. Pingback: Une théologie biblique du couple selon Eric Fuchs | Un homme et une croix

  3. Merci pour cette piqûre de rappel.
    Dans un élan d’optimisme, on est parfois tenté de se dire que la religion n’est peut-être pas si mauvaise que cela. Mais on constate bien ici grâce à vous qu’elle est avant tout une entreprise d’annihilation de la réflexion et de coercition de l’individu. Merci de le remettre si clairement en évidence.

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    • Une religion qui vous pousse à aimer votre prochain au point de sacrifier votre propre vie, mourir pour lui, qu’il soit athée ou bouddhiste, pour l’avortement ou pour la pratique de l’homosexualité est, de mon humble avis, une lecon dont le 21e siècle totalitaire et faciste en matière d’éthique devrait s’inspirer.
      L’on peut aimer une personne tout en étant désaccord avec ce qu’elle fait. Et l’on peut être en désaccord de façon aimante et courtoise. Sur ce dernier point, je vous l’accorde, quelques chrétiens ont par le passé manqué d’amour.
      Vous êtes quelqu’un d’intelligent alors par pitié ne jugez pas une pensée sous réserve qu’elle n’épouse pas vos options éthiques.

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      • « Se sacrifier » pour obéir aux ordres et pour acheter sa propre place au paradis, est-ce vraiment faire preuve d’amour pour autrui ?
        Prétendre aimer une personne en lui interdisant de mener une vie affective épanouissante, est-ce faire preuve de sincérité et d’honnêteté ?
        Mes « options éthiques » n’incluent pas l’hypocrisie.

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    • Ah Yogi, vous « péchez » par ignorance de la pensée chrétienne.

      L’acte n’a aucune valeur méritoire ! Vous nous présentez là une caricature d’un esprit enchaîné à l’obscurantisme de certains philosophes des lumières. Si jamais je me sacrifiais pour une personne, je le ferai par amour pour cette personne, sans espérer rien recevoir en retour, ni de Dieu, ni des hommes.

      Lisez ce texte : « Quand je distribuerais tous mes biens aux affamés, quand je livrerais mon corps aux flammes, s’il me manque l’amour, je n’y gagne rien. (1Co 13, 3) »

      Épatant non ? Vous êtes d’accord avec la Bible !

      Et pour ce qui est de la vie épanouie, encore une fois vous défendez certaines options éthiques de façon péremptoire. En outre, en tant que chrétien, un concept clé est que nous n’imposons en aucun cas notre éthique sur les autres ! Nous croyons que la personne, pour embrasser notre éthique, celle de la Parole de Dieu, se doit de passer par une rencontre avec Jésus pour, par cette conversion, apprendre ce qui est bon et ce qui est mauvais et changer d’attitude en fonction. Avant cette conversion, cette personne est incapable de « appliquer » cette éthique et donc oui nous laisserions ces personnes vivre leur vie. Cet article s’inscrit dans le cadre de l’église censée être remplie de gens nés de nouveau à Dieu et qui devraient avoir été renouvelés de façon à abandonner certains comportements. Je connais beaucoup d’ex-homosexuels qui ont rencontré Dieu et qui ont été libéré de toutes leurs pulsions sexuelles vers le même sexe, ils vous diront eux-mêmes qu’ils sont plus qu’heureux aujourd’hui et qu’ils n’ont plus aucune tension du tout à ce niveau. Ils sont nés de nouveau. Mais en aucun cas, ils n’imposeraient cela à d’autres puisque c’est grâce à Dieu qu’on change d’attitude.

      J’en appelle encore une fois au caractère raisonnable de votre personne.

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